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Quand le contrat fonctionne, mais ne suffit pas

Photo du rédacteur: Jean-Marc Pailhol
Jean-Marc Pailhol
1 oct.
2 min de lecture

Un contrat d'assurance habitation standard remplit parfaitement sa mission : couvrir un logement, son contenu et la responsabilité civile de ses occupants, dans des conditions définies et à un prix maîtrisé. Le problème n'est pas qu'il fonctionne mal. C'est qu'il a été conçu pour une situation type, et que certaines situations n'entrent parfois pas dans le cadre.


signature contrat assurance

Un outil conçu pour le plus grand nombre


L'assurance habitation en France repose sur des contrats pensés pour répondre aux besoins de millions de foyers. C'est leur force : ils sont accessibles, lisibles, et couvrent efficacement la grande majorité des sinistres du quotidien. Mais cette standardisation a une contrepartie : les paramètres du contrat, nombre de pièces, plafonds mobiliers, conditions de sécurité, périmètre géographique, sont calibrés sur des moyennes. Quand un patrimoine dépasse ces moyennes, le contrat ne devient pas défaillant. Il devient simplement insuffisant.


Ce qui change quand le patrimoine sort de l'ordinaire


La définition contractuelle d'une pièce ne pose aucun problème dans un logement courant. Elle en pose un dans une résidence qui sort de l'ordinaire : le nombre de pièces déclaré à la souscription peut alors diverger significativement de celui que l'expert constate au moment du sinistre, et la réduction d'indemnisation peut représenter une somme considérable quand le contenu a de la valeur. Une montre dont la couverture s'arrête au seuil du domicile, c'est une limite logique dans un contrat standard. Ça ne l'est plus quand le propriétaire porte au poignet l'équivalent du prix d'une voiture. Un plafond par objet non identifié individuellement calibré sur un mobilier courant perd tout sens dès que la résidence abrite des pièces dont la valeur a doublé voire plus depuis leur acquisition. Dans tous ces cas, le contrat fait ce qu'il est censé faire. C'est la situation du client qui dépasse le cadre prévu.


Une couche qui manque


Dans la gestion de patrimoine financier, il est acquis qu'un portefeuille complexe nécessite un conseil personnalisé. Personne ne gère plusieurs millions d'euros avec les mêmes outils qu'un livret A. Pourtant, côté assurance, beaucoup supposent que leur patrimoine non financier, résidences, objets de valeur, montres, œuvres d'art, véhicules de collection, est pris en charge par leurs contrats existants. Ce n'est pas toujours le cas : les éléments les plus atypiques ne figurent tout simplement pas dans le périmètre d'un contrat standard, qui n'a pas été conçu pour les accueillir. Ce qui manque entre le contrat et la réalité du client, c'est une étape : celle du diagnostic. Comprendre ce que le client possède, comment il vit, où il se déplace, puis vérifier si ses couvertures correspondent.


La question à se poser


Vos contrats sont probablement de bons contrats. La question n'est pas leur qualité. C'est de savoir s'ils ont été pensés pour votre situation, ou pour une situation type qui ne ressemble plus tout à la vôtre.


 
 
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